Rapport annuel 2022

L’année 2022 est la deuxième année de mise en œuvre du programme stratégique initié pour une période de cinq ans allant de 2021 à 2025. Ce programme contribue à la réalisation des ODD sur les aspects suivants : (i) éradication de la pauvreté, (ii) lutte contre la faim, (iii) accès à la santé, (iv) égalité des sexes, (v) réduction des inégalités, (vi) adaptation et résilience au changement climatique et (vii) Protection de la faune et de la flore terrestres. Il contribue également au Programme National d’Investissement Agricole du Burundi, à la Politique Nationale de l’Environnement, à la Politique Nationale Genre, à la politique Nationale de Santé Publique et à la politique nationale de la jeunesse ainsi qu’au Programme National de Développement (PND) du Burundi.

Le programme stratégique 2021-2025 s’intitule « PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA RESILIENCE DES COMMUNAUTES POUR UN DEVELOPPEMENT INCLUSIF ET DURABLE AU BURUNDI ». En plus de l’initiation de nouvelles interventions, les réalisations de cette année 2022 ont contribué au renforcement des acquis de l’année 2021 et du plan stratégique précédent. D’importants résultats ont été atteints notamment dans la structuration et le renforcement des capacités des organisations de producteurs et des structures communautaires, l’aménagement et la protection des terroirs, la promotion de l’accès aux facteurs de production, d’augmentation de la production et de la productivité,  la promotion de l’agro écologie stable et durable, l’amélioration de la gouvernance et la participation citoyenne, la prévention et résolution des conflits, la promotion de l’équité genre dans la gestion des revenus du ménage, l’adaptation aux changements climatiques ainsi que la lutte contre la pandémie du COVID 19.

Au cours de l’année 2022, 101 682 bénéficiaires/partenaires locaux dont 40 221 femmes et 38 640 jeunes ont été touchées par le Programme.  Au cours de cette année, les principaux résultats atteints sont ci-dessous :

Au niveau de l’appui des membres des communautés à l’accession à un meilleur espace de participation citoyenne pour la gouvernance locale et le développement communautaire (Résultat 1) :

 Au niveau de l’accession par les petits producteurs agricoles, femmes et jeunes aux conditions politiques, techniques et financières favorables à la sécurité alimentaire, économique et environnementale (Résultat 2) :

Au cours de la campagne sylvicole 2022-2023, 34 Associations de Pépiniéristes ont été structurées, renforcées et accompagnées dans leurs activités. Elles sont composées de 2782 personnes dont 1564 femmes et 1240 jeunes. 4 289 570 plants forestiers et agroforestiers ont été produits

Au cours de la campagne sylvicole 2021-2022 qui s’est terminée au mois de Février 2022, 130 Associations de Pépiniéristes composées de    6734 personnes dont 2184 femmes et 1230 jeunes ont été renforcées et encadrées dans leurs activités. 4 589 800 plants forestiers et agroforestiers ont été produits et plantés

Au niveau de l’engagement et adoption de la culture du dialogue par les personnes leaders, autorités locales et membres des communautés et participation des femmes et des jeunes dans la prévention, transformation des conflits et consolidation de la paix (Résultat 3) :

Au niveau de l’engagement par les personnes leaders, autorités locales et membres des communautés à la création d’un environnement favorable à une gouvernance et développement local inclusifs fondés sur les droits humains et l’équité genre (Résultat 4) :

Au niveau du développement du cadre institutionnel et organisationnel de ACORD Burundi et renforcement de la mise en œuvre des programmes et projets selon une approche basée sur les résultats (Résultat 6) :

Des outils de communication mis en place ont été alimentés : un site WEB https://www.acord.bi, compte Facebook (@ACORDBurundi) et YouTube

Trois contrats de financement avec les partenaires techniques et financiers ont été signés : Projet de Restauration et de Résilience du Paysage au Burundi (PRRPB Matongo), le Projet pour l’Intensification de la Production Agricole et la Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B), le Projet Féministes pour les Alternatives Climat et Environnement (FACE). Parallèlement, deux projets ont été renouvelés pour de nouvelles phases. Il s’agit de l’Agroécologie, Pilier d’une Transition Economique et Sociale (APTES) et Transition Agroécologique, Pilier la Sécurité Alimentaire (TAPSA 2).

Deux partenaires potentiels ont été identifiés et le processus de contractualisation était avancé à la fin de l’année 2022. Il s’agit du Projet NKURIZA financé par la Banque Mondiale et du Projet Accelered Innovations Delivery Initiative (AID-I) consortium avec World Vision et financé par le Gouvernement Américain via USAID. Le premier sera exécuté en consortium avec l’ONG locale IPROSARUDE et le second en consortium avec les ONG Internationales World Vision International « WVI » et Welthungerhilfe « WHH ».

Deux réunions du Conseil d’Administration de ACORD Burundi ont été tenues, respectivement aux mois d’Avril et Juillet.

Quatre réunions du Conseil de Direction/Coordination ont été tenues respectivement aux mois de Mars, Juin, Septembre et Octobre.

Une Assemblée Générale de tous les membres de ACORD Burundi a été tenue au mois d’Octobre.

Une retraite de tout le personnel de ACORD Burundi a été organisée au mois de Janvier 2022 à l’Hôtel Banga et a duré 4 jours.

Au cours de l’année 2022, la zone couverte par les interventions de ACORD Burundi était de 16 sur 18 provinces que compte le pays, avec 8 provinces couvertes par des activités financées par des PTF. La zone couverte par des interventions financées a subi une diminution sensible, le nombre de provinces étant passé de 16 à 8 (y compris la mairie de Bujumbura). Ce fait a été en grande partie causé par la clôture des contrats de partenariat avec certains projets/programmes du FIDA. Néanmoins, trois nouveaux partenariats ont été conclus, notamment avec un projet Financé par la Banque Mondiale (PRRPB Matongo), un autre financé par le FIDA (PIPARV-B) et un troisième Co-financé par l’Agence Française de Financement et le CCFD Terre Solidaire Féministes pour des Alternatives Climat et Environnement (FACE). Au cours de cette année, 6 PTF ont contribué à la mise en œuvre des interventions de ACORD Burundi, notamment le FIDA, la Banque Mondiale, la Coopération Suisse, le CCFD-Terre Solidaire/l’AFD et l’Entraide & Fraternité. Les résultats de l’année ont été le fruit d’une équipe de 46 personnes dont 14 femmes de différentes capacités techniques et au profil socioéconomique varié à l’image des valeurs de l’organisation

 En plus des PTF ci-haut cités, ACORD Burundi collabore avec les ministères sectoriels et leurs structures décentralisées. Il s’agit entre autres du Ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, du Ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, du Ministère de la solidarité nationale, des affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre et du Ministère de la communication, des technologies de l’information et des médias. ACORD Burundi salue la bonne collaboration avec ces structures, à tous les niveaux. Cette situation est témoignée par leur participation effective dans la planification des activités à travers les ateliers organisés à cette fin, dans l’élaboration des visions communautaires et des chemins de changement, dans le suivi-encadrement et évaluation des interventions à travers des missions conjointes sur terrain. Les rapports périodiques produits par ACORD Burundi ont été régulièrement transmis aux ministères sectoriels.

ACORD collabore aussi avec les organisations engagées sur les mêmes thématiques, soit en consortium pour la mise en œuvre des projets/programmes, soit en groupes thématiques (GPA pour le plaidoyer agricole), soit en sous-groupes sectoriels pour la consolidation/capitalisation de la paix (COCAFM). Cette collaboration existe aussi bien au niveau national qu’au-delà des frontières du pays, notamment avec les projets FACE, TAPSA et PCPC ; 

Cette période sous rapport s’inscrit dans un contexte spécifique particulier où certains faits ont impacté directement ou indirectement les activités de ACORD Burundi. Il s’agit notamment de la hausse du prix et de la pénurie prolongée du carburant, de la pandémie du COVID-19 qui, malgré la diminution des cas positifs enregistrés, n’avait pas encore été éradiquée, de la flambée des prix des denrées alimentaires (riz, haricot et autres), de l’inflation, de la guerre en Ukraine, etc.  Néanmoins, ces faits n’ont pas eu d’incidences négatives très sensibles sur les activités.

Comme facteurs de succès, ACORD BURUNDI travaille en consortium avec d’autres organisations pour la complémentarité thématique et d’approches, notamment avec IPROSARUDE sur les aspects de sécurité alimentaire sensible à la nutrition et PF, avec AFAB et AdP-MD2P sur les approches de civisme fiscal, droits de femmes, cercles de paix pour la guérison des âmes…, avec les acteurs de la région des GL/nationaux sur l’agroécologie, etc. D’autres facteurs sont la mise à contribution d’un personnel engagé et compétent, les structures mises en place qui assurent la pérennisation des acquis, la reconnaissance de ACORD Burundi comme une organisation compétente dans ses domaines d’expertise ainsi que l’encadrement de proximité qui renforce la confiance envers l’administration locale et les bénéficiaires

 

S’agissant des perspectives pour l’année 2023, ACORD Burundi va focaliser ses efforts sur les indicateurs du Plan Stratégique, spécialement sur les prévisions de l’année 2023. Outre les activités prévues sur le terrain, une attention particulière sera portée sur (i) la contractualisation avec les PTF dont les négociations ont commencé en 2022 (Projet Nkuriza et AID-I), (ii) la recherche de nouvelles opportunités de financement, (iii) le renforcement des capacités du personnel, (iv) la digitalisation du système de suivi-évaluation, (v) l’amélioration de la visibilité à travers le site WEB et autres réseaux sociaux,  (vi) poursuite du processus de recherche de partenariats avec les ministères techniques en vue de l’acquisition du statut d’utilité publique, (vii) l’actualisation de certaines politiques et (viii) l’élaboration de la stratégie de mobilisation de fonds.