Le 24 février 2026, à Mukaza, province de Bujumbura, l’Association de coopération et de recherche pour le Développement ACORD BURUNDI a lancé officiellement un projet RFCCB – Renforcement de la résilience des femmes face aux changements climatiques au Burundi «Abakenyezi ku Kivi ». Avec l’appui financier de l’Organisation internationale de la Francophonie « OIF », ce Projet sera mis en œuvre sur 36 mois dans les communes de Muhuta et Ntahangwa de la province de Bujumbura.

Avec un objectif principal d’améliorer la résilience des femmes rurales face aux effets des changements climatiques, Nombreux résultats sont attendus autour de ce Projet comme : Mise en œuvre de méthodes agricoles résilientes ; Amélioration de la productivité et de la sécurité alimentaire ; la participation des femmes dans les instances locales de gouvernance et dans la gestion des ressources naturelles ; Promotion du leadership et de l’entrepreneuriat féminin dans le domaine de l’agriculture ; Autonomisation économique durable.
Pendant son allocution d’ouverture, la Directrice nationale de ACORD BURUNDI a souligné le fait que ce projet représente une intervention concrète face aux enjeux climatiques qui touchent particulièrement les femmes des zones rurales, premières actrices intervenantes dans le domaine agricole et responsables de la sécurité alimentaire des ménages.
Le Ministre de la Justice, des Droits de la personne Humaine et du Genre qui a ouvert l' Atelier a quant lui salué l’initiative de ACORD BURUNDI visant à renforcer la résilience des femmes face aux changements climatiques et a renouvelé l’engagement des autorités à accompagner les Organisations Non Gouvernementales dans leurs engagements à contribuer au développement du Pays.
L'atelier a été clôturé par des échanges au cours du panel sur la prévention et la gestion inclusive des risques climatiques mettant après les présentations des experts sur les impacts des changements climatiques sur les communautés et la nécessité d'intégrer une perspective de genre dans les stratégies de résilience.

le projet RFCCB – Renforcement de la résilience des femmes face aux changements climatiques « Abakenyezi ku Kivi » revêt une importance capitale pour la communauté, les femmes et le Burundi. En plaçant les femmes au cœur des initiatives climatiques, il favorise leurs autonomisations économique, renforce la sécurité alimentaire et encourage leurs participations dans la gouvernance locale. En promouvant des pratiques agro-écologues, ce projet contribue à bâtir des communautés résilientes et à répondre aux défis environnementaux, assurant ainsi un développement inclusif et durable pour l'avenir du pays.

de diversifier et d'améliorer la santé du sol. L'agroforesterie, intégrant des arbres avec des cultures, et la couverture végétale, utilisant des plantes pour protéger le sol, ont également été des points clés. Le compostage transforme les déchets organiques en fertilisants naturels, tandis que les cultures intercalaires optimisent l'espace en semant différentes espèces. L'utilisation de semences locales préserve les variétés adaptées aux conditions locales, tandis que les bio-pesticides recourent à des méthodes naturelles pour lutter contre les nuisibles. Enfin, les arbres médicinaux fertilisent tout en luttant contre les maladies des plantes, offrant ainsi des outils pour des pratiques agricoles durables et résilientes.
nde concerne les pratiques agroécologiques. « Nous avons appris à produire du compost et des biofertilisants, ainsi qu’à fabriquer des bio pesticides. Ces techniques, respectueuses de l’environnement nous permettent d’élever notre productivité tout en réduisant ses coûts, loin des produits chimiques coûteux.
« Nous avons appris à appris à multiplier au moins trois variétés de semences paysannes locale encore disponible dans la re’gion : le maïs local « isega », la colocase et l’igname ( ibisunzu). Cette diversité contribue non seulement à notre alimentation, mais aussi à la sécurité alimentaire future ».
Bien qu'elles constituent une part significative de la force de production agricole, leur accès aux ressources, à la terre, aux revenus et aux processus décisionnels restant limité. Selon Alice HARUSHIMANA, Directrice nationale de ACORD BURUNDI, les femmes et les jeunes agriculteurs subissaient les effets du changement climatique plus intensément que les hommes, en raison de normes de genre restrictives et d'un accès limité à l’information et aux technologies.
Monsieur HAVYARIMANA Anicet, agriculteur spécialisé dans les patates douces médicinales de la Commune de Rutana, s'est dit ravi de son expérience. À l'issue de l’événement, il a exprimé sa gratitude envers ACORD BURUNDI pour son soutien dans la culture de ces patates douces. Sa participation a suscité l'intérêt d'autres agriculteurs, qui lui ont demandé des boutures pour étendre cette culture dans leurs champs, illustrant ainsi l'impact positif de cet événement.




la coopérative utilisait des méthodes traditionnelles pour cultiver le riz, avec des semences peu productives. Cependant, l'arrivée du projet AID-I KUGWIZA a entraîné un changement remarquable. Grâce aux capacités renforcées, ils ont adopté les méthodes culturales modernes (Système de Riziculture Intensive «SRI»).
Madame Clothilde NIRAGIRA, l'une des bénéficiaires, témoigne de l'impact du projet sur sa vie quotidienne:

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