Depuis février 2026, le Projet « Renforcement de la résilience des femmes face au changement climatique au Burundi (RFCCB) ABAKENYEZI KU KIVI » accompagne 150 femmes issues des communes de Muhuta et de Ntahangwa, dans la Province de Bujumbura, dans la mise en œuvre de techniques agroécologiques en vue d'une agriculture résiliente face au changement climatique.
Les bénéficiaires du Projet ont suivi un renforcement des capacités sur les techniques agroécologiques à travers des échanges et des travaux pratiques portant notamment sur :
la fabrication d'engrais organiques à partir de matières premières locales ;- le compostage à l'air libre ;
- la production de biofertilisants et de biopesticides pour protéger les cultures contre les ravageurs.
À travers des démonstrations concrètes, les participantes ont appris à valoriser les ressources de leurs exploitations pour améliorer la fertilité des sols, tout en réduisant leur dépendance aux intrants chimiques une dépendance souvent coûteuse, parfois nuisible à la santé humaine, et peu favorable à l'environnement.
Elles ont ainsi découvert que les solutions aux difficultés agricoles se trouvent souvent dans les savoirs locaux et dans les ressources disponibles au sein de leurs propres communautés.
Grâce à cette initiative, les communes de Muhuta et de Ntahangwa avancent progressivement vers une agriculture durable, résiliente et respectueuse de l'environnement une dynamique qui place les femmes rurales au cœur des solutions face aux défialimentaires et climatiques de demain.
Aujourd'hui, sur la colline Burangwa, zone de Magara, Commune de Muhuta (Province de Bujumbura), le groupement Dushigikirane Twese s'apprête à rentrer sa première récolte issue de pratiques agroécologiques, notamment de lengalenga (amarante).
« Ce résultat est le fruit d'un travail collectif mené par plusieurs acteurs : les animateurs de terrain, les services techniques des zones et, surtout, les bénéficiaires elles-mêmes, qui mettent en pratique, avec motivation, les connaissances acquises. »
Daphrose NDIHOKUBWAYO, membre du groupement de la colline Burangwa, témoignant avec fierté lors de la première récolte de lengalenga.
Les femmes ne cherchent pas seulement à améliorer leurs récoltes à travers ces nouvelles techniques, elles renforcent aussi leur autonomie économique, sécurisent l'alimentation de leurs ménages et participent à la protection des terres pour les générations futures.
Dans un contexte où les femmes constituent une force motrice de la production agricole familiale, leur accès aux connaissances agro écologiques représente un investissement stratégique pour le développement local.
Le projet RFCCB « ABAKENYEZI KU KIVI » est appuyé financièrement par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), dans le cadre du programme « Fonds Francophonie avec Elles » 6ème édition.




de diversifier et d'améliorer la santé du sol. L'agroforesterie, intégrant des arbres avec des cultures, et la couverture végétale, utilisant des plantes pour protéger le sol, ont également été des points clés. Le compostage transforme les déchets organiques en fertilisants naturels, tandis que les cultures intercalaires optimisent l'espace en semant différentes espèces. L'utilisation de semences locales préserve les variétés adaptées aux conditions locales, tandis que les bio-pesticides recourent à des méthodes naturelles pour lutter contre les nuisibles. Enfin, les arbres médicinaux fertilisent tout en luttant contre les maladies des plantes, offrant ainsi des outils pour des pratiques agricoles durables et résilientes.
nde concerne les pratiques agroécologiques. « Nous avons appris à produire du compost et des biofertilisants, ainsi qu’à fabriquer des bio pesticides. Ces techniques, respectueuses de l’environnement nous permettent d’élever notre productivité tout en réduisant ses coûts, loin des produits chimiques coûteux.
« Nous avons appris à appris à multiplier au moins trois variétés de semences paysannes locale encore disponible dans la re’gion : le maïs local « isega », la colocase et l’igname ( ibisunzu). Cette diversité contribue non seulement à notre alimentation, mais aussi à la sécurité alimentaire future ».
Bien qu'elles constituent une part significative de la force de production agricole, leur accès aux ressources, à la terre, aux revenus et aux processus décisionnels restant limité. Selon Alice HARUSHIMANA, Directrice nationale de ACORD BURUNDI, les femmes et les jeunes agriculteurs subissaient les effets du changement climatique plus intensément que les hommes, en raison de normes de genre restrictives et d'un accès limité à l’information et aux technologies.
Monsieur HAVYARIMANA Anicet, agriculteur spécialisé dans les patates douces médicinales de la Commune de Rutana, s'est dit ravi de son expérience. À l'issue de l’événement, il a exprimé sa gratitude envers ACORD BURUNDI pour son soutien dans la culture de ces patates douces. Sa participation a suscité l'intérêt d'autres agriculteurs, qui lui ont demandé des boutures pour étendre cette culture dans leurs champs, illustrant ainsi l'impact positif de cet événement.




la coopérative utilisait des méthodes traditionnelles pour cultiver le riz, avec des semences peu productives. Cependant, l'arrivée du projet AID-I KUGWIZA a entraîné un changement remarquable. Grâce aux capacités renforcées, ils ont adopté les méthodes culturales modernes (Système de Riziculture Intensive «SRI»).
Madame Clothilde NIRAGIRA, l'une des bénéficiaires, témoigne de l'impact du projet sur sa vie quotidienne:



























