Dans l'objectif d' améliorer la résilience des femmes face aux changements climatiques avec l’appui de CCFD-Terre Solidaire et de l’AFD, ACORD BURUNDI, à travers le Programme FACE, a récemment organisé une deuxième session de formation théorique sur le genre et l'agro écologie destinée aux organisations subventionnées. Cette formation a été une opportunité enrichissante pour renforcer les capacités des participants à intégrer le genre dans les pratiques agro écologiques. Elle a également offert une plateforme dynamique pour échanger sur les enjeux au genre et à l'agro écologie, soulignant l'importance cruciale de l'égalité des sexes dans ce secteur.
Les Techniques Apprises
Les participants ont découvert plusieurs techniques agro écologiques enrichissantes, telles que la rotation des cultures, qui permet
de diversifier et d'améliorer la santé du sol. L'agroforesterie, intégrant des arbres avec des cultures, et la couverture végétale, utilisant des plantes pour protéger le sol, ont également été des points clés. Le compostage transforme les déchets organiques en fertilisants naturels, tandis que les cultures intercalaires optimisent l'espace en semant différentes espèces. L'utilisation de semences locales préserve les variétés adaptées aux conditions locales, tandis que les bio-pesticides recourent à des méthodes naturelles pour lutter contre les nuisibles. Enfin, les arbres médicinaux fertilisent tout en luttant contre les maladies des plantes, offrant ainsi des outils pour des pratiques agricoles durables et résilientes.
une nouvelle vision
Cette formation a profondément transformé ma perception du rôle des femmes dans l'agro écologie » Nous témoigne Diane HARERIMANA un de Participants.
« Auparavant, je voyais les actions agro écologiques comme une responsabilité collective, mais j'ai compris que les femmes jouent un rôle clé. Grâce aux techniques apprises comme la rotation des cultures et l'agroforesterie je suis déterminé à implanter ces pratiques dans ma communauté. J'organiserai des ateliers pratiques pour enseigner aux autres femmes comment gérer leurs ressources de manière durable. Je suis convaincue qu'en prenant des décisions sur la gestion de ces ressources, nous pourrons transformer nos systèmes agricoles et renforcer la sécurité alimentaire locale. Avant cette formation, nous n'étions pas suffisamment conscients de l'importance d'inclure les femmes dans nos projets agricoles. L'atelier m'a ouvert les yeux sur leur potentiel. J'entends adopter des techniques favorisant leur participation, comme les cultures intercalaires et l'utilisation de semences locales adaptées. Je prévois également de créer des groupes de discussion pour garantir que les voix des femmes soient entendues et respectées. En intégrant leurs perspectives, nous pourrons créer des projets plus efficaces et durables. Je me sens inspirée et prête à apporter ce changement dans ma communauté »!

nde concerne les pratiques agroécologiques. « Nous avons appris à produire du compost et des biofertilisants, ainsi qu’à fabriquer des bio pesticides. Ces techniques, respectueuses de l’environnement nous permettent d’élever notre productivité tout en réduisant ses coûts, loin des produits chimiques coûteux.
« Nous avons appris à appris à multiplier au moins trois variétés de semences paysannes locale encore disponible dans la re’gion : le maïs local « isega », la colocase et l’igname ( ibisunzu). Cette diversité contribue non seulement à notre alimentation, mais aussi à la sécurité alimentaire future ».
Bien qu'elles constituent une part significative de la force de production agricole, leur accès aux ressources, à la terre, aux revenus et aux processus décisionnels restant limité. Selon Alice HARUSHIMANA, Directrice nationale de ACORD BURUNDI, les femmes et les jeunes agriculteurs subissaient les effets du changement climatique plus intensément que les hommes, en raison de normes de genre restrictives et d'un accès limité à l’information et aux technologies.
Monsieur HAVYARIMANA Anicet, agriculteur spécialisé dans les patates douces médicinales de la Commune de Rutana, s'est dit ravi de son expérience. À l'issue de l’événement, il a exprimé sa gratitude envers ACORD BURUNDI pour son soutien dans la culture de ces patates douces. Sa participation a suscité l'intérêt d'autres agriculteurs, qui lui ont demandé des boutures pour étendre cette culture dans leurs champs, illustrant ainsi l'impact positif de cet événement.




la coopérative utilisait des méthodes traditionnelles pour cultiver le riz, avec des semences peu productives. Cependant, l'arrivée du projet AID-I KUGWIZA a entraîné un changement remarquable. Grâce aux capacités renforcées, ils ont adopté les méthodes culturales modernes (Système de Riziculture Intensive «SRI»).
Madame Clothilde NIRAGIRA, l'une des bénéficiaires, témoigne de l'impact du projet sur sa vie quotidienne:

quotidien :
plantation Cette initiative vise à doter les agriculteurs de compétences essentielles pour augmenter les rendements et encourager l’esprit de coopération au sein des communautés rurales. Les bénéficiaires apprennent à former des équipes de producteurs capables de vendre des rejets à d'autres agriculteurs, créant ainsi un cercle vertueux de partage de connaissances et de ressources.



























